• Robert Merle

    Né en Algérie en 1908, Robert Merle a vécu en France depuis l’âge de 10 ans. Titulaire d’une licence de philosophie, agrégé d'anglais,  il a néanmoins écrit une des plus célèbre  fresque historique, une série en 13 volumes !!!! 
     Elle est intitulée « Fortune de France » et s’étend de 1547 à 1661.

    barre

    Dans les six premiers volumes, le narrateur est Pierre de Siorac, héros fictif, personnage noble à la Cour de France. Les sept volumes suivants  laissent place à son fils Pierre Emmanuel de Siorac.Afficher l'image en taille réelle

    Robert Merle, nous offre une histoire de France, romancée et pourtant très bien documentée et ne comportant pas à priori d’erreur historique majeure.


    L’énorme  succès remporté est certainement dû à la verve avec laquelle l’auteur nous conte cette France féodale et  celle de la cour du Roi, dans une langue riche de mots tirés de l’ancien français (XVIe  s) ainsi que  de la langue d’oc  et nous servant de désuètes  locutions si charmantes ! Du coup la lecture  est absolument captivante et passionnante. Impossible de lire son roman sans s’attacher et tomber sous le charme de ses chaleureux héros, eux-mêmes grands séducteurs d’ailleurs ( !)


    Bref, l’écriture est enivrante. La joie de vivre de l’auteur nous parvient entre les lignes : cette lecture est UN PUR BONHEUR  ! Pour notre plus grand plaisir, Robert Merle a commencé le premier tome en 1976 et ne cessa d’écrire jusqu’à sa mort en 2004 à l’âge de 95 ans. 

     


    Voici une « mise en bouche » (ou plutôt une mise à l’œil, devrais-je dire) avant que de courir à la bibliothèque la plus proche pour dévorer cet été sur la plage les aventures de nos héros :

     


    « Ha certes ! Si enflammé que je fusse à galoper en ce mois de juin avec mon gentil frère Samson et notre valet Miroul par les montées et les dévalades des grands chemins de France, cependant j’avais, par bouffées, le cœur mordu de laisser si loin derrière moi dans le Sarladais la baronnie de Mespech. Peu s’en fallait que, chevauchant, ne me vînt larme à l’œil chaque fois que je me ramentevais le grand nid  crénelé où j’avais éclos et mis mes plumes, protégé des troubles du temps par ses remparts, mais plus encore par la bravoure de mon père, de l’oncle Sauveterre, de nos soldats, car notre dicton périgordin dit vrai : Il n’est bons murs, que de bons hommes. »

     

     

    Pour  le dessert, vous trouverez des poutounes et autres baisers à revendre, des bachelettes, mignottes ou bien encore  des drôlettes toutes plus frisquettes les unes que les autres dans les bras desquelles Pierre de Siorac aimera s’ococouler, tout atendrézi, avant que de mignonner la jolie pastourelle qui a l’ heur de lui plaire tout à plein.



     

     Afficher l'image en taille réelle

    Ses fils lui ont fait de beaux cadeaux-hommages. »

    Pierre Merle a publié en 2008  pour le centenaire de la naissance de son père une biographie illustrée de photos, intitulée
    « Robert Merle. Une vie de passions » (
    Éditions de l'Aube).

    Olivier Merle a choisi de lui faire un clin d’œil en écrivant «L’avers et le revers » (Editions de Noyelles-2009) 
    Il ressuscite les personnages du premier volume de la série, mais cette fois, l’ histoire est contée du point de vue de Miroul,  valet de Pierre de Siorac,

    Ce livre-hommage, je l’ai lu avec tendresse, plus sensible à la démarche de l’auteur qu’à son roman. Il écrit lui-même dans sa préface :

    « L’écriture, ici, fut aussi une nostalgie du passé et un improbable dialogue avec mon père disparu »


    barre

    Les 13 volumes :
     
    1977 : Fortune de France1979 : En nos vertes années1980 : Paris ma bonne ville1982 : Le Prince que voilà1983 : La Violente amour1985 : La Pique du jour1991 : La Volte des vertugadin1993 : L'Enfant-Ro1995 : Les Roses de la vie1997 : Le Lys et la Pourpre1999 : La Gloire et les Périls2001 : Complots et cabales2003 : Le Glaive et les Amours (Grand Prix Jean Giono 2003)


    Robert Merle a écrit également de célèbres romans dont certains ont été porté à l’écran


    1949 :
    Week-end à Zuydcoote (prix Goncourt
    1952 :
    La mort est mon métier
    1967 :
    Un animal doué de raison  
    1972 : Malevil 

     

     

     

    « Une pythonisseIkebana ou l'art floral venu du Pays du Soleil Levant.... »
    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    2
    Vahiné
    Dimanche 31 Octobre 2010 à 20:09

    Merci d'évoquer M. Robert Merle, qui pour moi, est un Grand parmi les Grands !! A lire (ou relire) sans attendre,  les ouvrages que tu cites, que j'ai personnellement DEVORES !


    Bravo pour ton blog.

    1
    Dimanche 10 Octobre 2010 à 04:06

    Aux plus jeunes je recommande le film Malvil, bien éloigné des scénarii imbéciles post apocalyptiques concoctés par Hollywood.
    Serrault, Dutronc, Trintignant et Villeret sont admirables. Je ne me rappelle plus le nom de la grand'mère, extraordinaire de naturel et incarnant la sagesse de l'expérience.

    De Robert Merle je n'ai lu que la Mort est mon métier, livre retraçant de façon romancée la vie de Rudolf Höss, commandant du camp d'Auschwitz. Ce livre m'a laissé une impression terrifiante

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :