• Uranien

    L’uranien ou uraniste est un homosexuel. Le nom (masculin) et l’adjectif viennent d’uranisme emprunté à l’allemand URASMUS de même sens dérivé du latin Urania, surnom de la Déesse Grecque Aphrodite !

     

    L’uranie, quant à lui, est bien le grand papillon aux ailes vivement colorées, dont une espèce est très répandue dans l’île de Madagascar.(http://www.cnrtl.fr/definition/uranie)

     

    Les deux termes sont issus du latin Urania, probablement formé à partir du grec

    οὐράνιος   :   « céleste, merveilleux, prodigieux, très grand ».

     

    Ainsi, les personnes de nos jours marginalisées ont été autrefois des personnes comme les autres ! Le terme Homosexuel date du XIXe seulement, tout comme la distinction que nous avons pris l’habitude de faire entre les deux groupes (homo et hétéro).

     

    Dans toute l’Antiquité les individus sont spontanément bisexuels, il existe toutefois une grande différence entre les Grecs et les Romains.

     

    Les Grecs pratiquaient une forme d’homosexualité pédérastique en raison d’un rite d’émancipation du petit garçon, jusqu'alors élevé par les femmes, pour devenir un homme.   Pas cool…

     

    Outre ce rite "initiatique" l’homosexualité entre adulte est considérée favorablement.
    Plutarque disait :

     

    « Celui qui aime la beauté humaine sera favorablement et équitablement disposé envers les deux sexes,
     au lieu de supposer que les hommes et les femmes différent sous le rapport de l'amour comme sous celui du vêtement »

     

    Chez les Romains,l'homosexualité du citoyen, de l’homme libre doit être «active » et non « passive », sous peine de perdre son honneur. …  La relation homosexuelle n’est donc autorisée qu’avec les esclaves, ou des étrangers…
    Ce que résume ici le philosophe Sénèque :

    "La passivité sexuelle chez un homme libre est un crime, chez un esclave, une obligation, chez l'affranchi, un service".
     


    « Ces exemples grecs et romains prouvent que, dans d'autres sociétés les rapports homosexuels ont été beaucoup plus fréquents et acceptés que dans la nôtre. Ainsi, c'est en partie le conditionnement social qui fait juger par la majorité des Français actuels certains types de plaisir sexuel peu désirables (les rapports homosexuels), et qui en survalorise d'autres (l'hétérosexualité).

     

    Ce n'est pas la "réalité" ou le caractère "naturel" du plaisir qui est en jeu, mais les habitudes d'une société.

     

    C'est la société dans laquelle ils vivent qui fait que, dans le domaine du plaisir sportif, les Français préfèrent le football, les Américains le base-ball, tel autre peuple le rugby, le tennis, le cricket, le vélo, le judo ou le ping-pong : de la même manière, pour le plaisir sexuel, les Français d'aujourd'hui préfèrent majoritairement l'hétérosexualité, mais il n'en a pas toujours été ainsi. »   

     Dr Yves Ferroul 

     


    Notre pensée n’est pas libre, mais bien conditionnée par la société Judéo Chrétienne dans laquelle nous vivons.

     

    Etre tolérant, c’est être capable de se libérer de ce conditionnement, pour ouvrir les yeux, réfléchir avec son cœur, se demander au nom de quoi, on se permettrait de juger, mépriser une partie de l’humanité ?

     

    Tant qu’il n’y a pas de relation criminelle (viol) , incestueuse, marchande (prostitution), tant qu’une relation est basée sur un sentiment d’amour entre adultes consentants, où est le mal ?  

     

    Homosexuel est un mot créé pour « cataloguer ». Il y a quoiqu’on en dise une connotation « marginale » « pas comme tout le monde » « non conforme ». Une distinction basée sur le comportement sexuel est fatalement non tolérante !  La référence au sexe c’est oublier qu’il ne s’agit pas de SEXE, mais d’AMOUR !

     


    Il faudrait revenir à l'éthymologie du mot qui confère à une qualité d’amour : Urania est le surnom de la déesse de l’Amour, Aphrodite.

     


    Pourquoi ne pas dire tout simplement « uranien », comme on peut qualifier quelqu'un de « gourmand », « curieux » ou « sportif » ???